Dimanche 10 octobre 2010 7 10 /10 /Oct /2010 17:08

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Comme un métal brûlant au sortir de la forge

Tu t’échappes, FADO, et du fond de la gorge

C’est tout le Portugal, c’est toute sa chaleur

Qui s’exprime soudain pour chanter le malheur ;

 

C’est la mélancolie, la plainte d’une femme

D’un amour contrarié qui vient du fond de l’âme

La révolte parfois face au destin moqueur

La tristesse, l’espoir, la rage ou la douceur …

 

C’est le passé vivant à travers les nuages

Un rayon de soleil au milieu de l’orage

Une terre brûlée, l’ombre d’un souvenir

C’est une fleur flétrie qui ne veut pas mourir

 

Un soupir étouffé, un accord de guitare

Un navire grinçant, qui largue ses amarres

Un marin naufragé au fond des profondeurs

Une mère au foyer et des enfants en pleurs

 

Amália Rodrigues, Toi, l’idole sans âge,

Depuis le Panthéon, Tu vois couler le Tage

Tu sais que tout s’en va, et les jours de bonheur

Sont comme tes chansons qui bouleversent les cœurs

 

L’étincelle de feu va bientôt disparaître

Mais un autre FADO, caché au fond de l’Etre

Surgira de la nuit pour chercher le bonheur

Et mourra à son tour dans un cri de douleur.

Lisboa 20.09.2010

Jean J.

Par ASSOCIATION DES GAUVIN D'EUROPE - Publié dans : LES POÊTES DE COEUR
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